J’ai l’immense plaisir de te dévoiler un projet que je caresse depuis un moment déjà, Une femme et son plus grand secret qui consiste à une série de portraits qui mettront en lumière des femmes d’exception, des leaders dans leur milieu qui nous livrerons, à chaque mois, leur plus grand secret pour devenir la leader de leur propre vie.

En guise de première invitée, je suis heureuse de te faire découvrir Marie-Claude Parent, une femme de conviction qui s’implique avant tout dans son milieu pour un mieux-être collectif et parce qu’elle y croit.

Pour cette maman de 4 fillettes qui évolue à titre d’agente de développement organisationnel et conseillère en formation, sa vie résulte d’une séquence de choix qui s’offrent à elle et surtout de l’attitude qu’elle adopte. Tandis que le fait de travailler représente une autre source de valorisation  ainsi qu’une belle opportunité de transférer d’autres valeurs à ses enfants!

Marie-Claude, peux-tu nous expliquer qu’est-ce que ça représente pour toi devenir la leader de ta propre vie, professionnellement puis personnellement?

MCP: Le concept d‘être la leader de sa propre vie est selon moi d’être habité par ce sentiment qui te confirme que tu es celle que tu souhaites être et que ta vie te comble. Comment finit-on par savoir que l’on se sent complète? C’est simple, c’est le jour où on cesse d’envier, de jalouser les autres. Plus besoin de se comparer quand on est là où l’on souhaite être et avec qui on veut être.

En quoi est-ce que le fait d’être la leader de ta propre vie peut t’aider à la dessiner à ton image?

MCP: Tout part des choix que l’on fait et de leur écho dans notre quotidien. Nos choix doivent être alignés sur nos valeurs personnelles et motivés par l’atteinte d’un lendemain qui fait du sens pour nous. C’est très philosophique n’est-ce pas?

On doit se connaître et être en mesure d’identifier ce que l’on souhaite tant professionnellement que personnellement. Pour ma part, je sais que mes choix doivent nourrir mon sentiment de contribution au sens large et du fait même celui de réalisation. Je dois sentir que j’avance et que les pas que je fais m’amènent à gravir cet escalier de l’expérience.

Faire du surplace est ma hantise. Cependant, j’applique la loi des petits pas. Chaque décision prise doit m’amener à plus grand et de franchir les étapes qui m’y conduisent.

Quel est ton plus grand secret qui te permet de faire grandir cette leader jour après jour?

MCP: Laisse-moi te partager non pas un, mais plutôt quelques uns de mes secrets…

Secret #1

Je ne recherche pas l’approbation des autres! Non pas que je ne tienne pas compte des répercussions de mes choix sur les autres, par contre. Je demeure sensible, car cette sensibilité fait partie de moi, tout comme ma sociabilité, le sentiment de justice et d’équité.

Pour être plus précise, je n’attends pas après l’opinion des autres pour bouger. J’ai appris tôt à me faire confiance. J’observe, j’analyse, je considère et devinez… Je fonce! Comprenant que notre liberté s’arrête où celle des autres commence, je suis le type de personne qui fait fi des conventions « établies ». Je fais ce que j’ai envie et ce que je crois juste de faire.

Secret #2

Apprendre à vivre avec le doute et ne pas lui donner toute la place, est mon deuxième secret. Je me donne droit à l’erreur et je n’ai pas peur de l’affirmer à mon entourage qu’il soit professionnel ou personnel. Je suis de celles qui croient que chaque expérience renferme des opportunités d’apprentissage.

Secret #3

Être bien entourée. C’est d’ailleurs un privilège!

Comment ton histoire a pu t’être utile?  Quels sont les apprentissages que tu en retires aujourd’hui et qui sont devenus des atouts pour toi?

MCP: La vie m’a amené à être celle que je suis et je l’en remercie. J’aurais plus de raisons qu’il n’en faut pour me recroqueviller sur moi-même, m’apitoyer et excuser n’importe quelle comportement abominable. Malgré les blessures, les événements de la vie m’ont surtout appris que nous pouvons être plus forts qu’eux. Bien que le chaos puisse s’installer, il y a une zone qui demeure intouchable et j’ai la grande chance de l’avoir découverte.

Notre attitude! C’est nous qui décidons du pouvoir que nous octroyons aux autres et aux événements. La résilience et quelquefois l’indifférence sont devenues mes alliées. Jeune, j’ai vite appris que la seule personne sur qui je puisse me fier est moi-même! J’ai compris que les attentes amènent les déceptions et qu’on nous ne sommes pas obligés de tolérer des situations inconfortables. Étant l’artisan de notre bonheur, on doit prendre actions et devenir le chef d’orchestre de notre vie.

Il y a belle lurette que j’ai abandonné mon désir d’être parfaite. À vrai dire ça fait 10 ans. Ce même complexe de la perfection qui m’a offert un ami avec qui je dois apprendre à vivre : l’anxiété. Vous savez ce nouveau mal du siècle! Eh bien moi, c’est à l’âge de trois ans qu’il est venu me hanter, jusqu’au jour où j’ai décidé d’arrêter d’essayer de le contrôler mais plutôt de lui faire une place et de l’accepter.

Je me souviens encore du jour où toutes mes convictions se sont effondrées. Je venais de donner naissance à ma première fille et comme toutes les nouvelles mamans voulant être parfaite, je lisais un de ses nombreux livres sur le développement de l’enfant, quand soudain dès la première page on donnait la définition de l’estime de soi. On y parlait de nos forces, mais aussi de nos limites.

Ces quelques mots ont eu pour moi l’effet d’une claque au visage. Reconnaître, accepter et admettre ses limites… Ayoye pas facile pour une fille comme moi qui aspirait toujours à plus et à repousser ses limites! C’est là que j’ai décidé de m’outiller pour m’aider à offrir le meilleur de moi-même aux autres. Savoir s’ouvrir à sa vulnérabilité et l’exprimer à des ressources habilitées à nous faire cheminer sont des cadeaux qu’on s’offre.

La vie nous apporte que les obstacles que nous sommes en mesure de relever. Notre façon de les relever et ce que ces forces qu’ils révèlent nous forgent. Nous sommes ce que nous sommes, car nous avons vécu ce que nous avons vécu.

Être qui l’on est, nous a permis de vivre les événements qui marquent notre feuille de route et faire les rencontres qui embellissent notre quotidien. C’est ma façon de penser. Est-ce un secret que je porte au fond de moi? Je l’ignore. Mais j’aborde la vie avec le sourire et avec la conviction d’un jour meilleur. Sans être naïve, je suis de celle qui croit que la vie est fondamentalement bonne malgré ses travers!

Comment entrevois-tu la place que cette leader pourrait prendre dans le monde dans lequel nous vivons? Quel impact significatif pourrait-elle avoir à plus grande échelle?

3MCP: Ce que je fais, je le fais pour moi. Je ne poursuis pas l’objectif d’être admirée. Ce n’est pas mon leitmotiv. Cependant, je suis consciente que je laisse des empreintes. Pour moi l’horizon de « la plus grande échelle » est composé de Anaïs, Jasmine, Laurence et Dalia. J’espère inspirer mes quatre filles. J’espère qu’elle voit en leur mère la femme que je suis et qu’elles saisissent cette essence qui me permet d’aller là où je souhaite être… sans barrière! Je souhaite que mes filles tracent leur route et que la vie qu’elles choisiront soit à leur image et alignée sur leurs convictions profondes. C’est le secret du bonheur et de l’équilibre.

Le père de mon conjoint disait que chaque génération s’élève davantage que la précédente, car elle prenne le meilleur des autres et s’inspire. Cette grande humilité m’a toujours touchée et je souhaite prendre cela de lui et le transmettre à mon tour.

En terminant, qu’aimerais-tu rajouter?

MCP: Nos vies résultent d’une séquence de choix qui s’offrent à nous à certains moments. Avoir eu le pouvoir, peut-être aurions-nous changé les options offertes, mais les choix que nous avons dû faire contribuent à forger notre identité et à construire notre personnalité. C’est riche de notre passé, quel qu’il soit, que nous vivons le présent qui à son tour bâtit notre avenir.

J’ai fait le choix de travailler 5 jours par semaine. De confier mes enfants à un réseau de garderie de la petite enfance et du milieu scolaire. Lorsque je vois passer des articles qui font la fierté de ces femmes admirables qui ont fait le choix de demeurer à la maison, je ne me sens pas coupable face à mes enfants. Je sais qu’en leur présence, le temps que l’on passe ensemble est de qualité et que je leur transfère d’autres valeurs. Travailler me fait sentir complète. C’est une autre source de valorisation. Je vis bien cette décision et je ne me sens pas coupable, car ma famille demeure toujours ma priorité!

J’ai aussi pris la décision de m’impliquer dans ma communauté, car le sentiment de contribution est important pour moi. Participer au mieux-être collectif est une mission qui me nourrit. Entre le travail, les activités des enfants qui leur permettent de se découvrir des intérêts, mes activités sociales et mon couple… Il m’arrive d’avoir des réunions le soir! Pourquoi en ajouter. C’est fort simple! Parce que ces diverses implications m’amènent à ressentir ce sentiment de contribuer à plus grand que soi et de faire vivre nos convictions en les partageant. On s’implique avant tout car on y croit!

Toutes les implications sont grandioses, car s’impliquer c’est prendre le temps de faire un don de soi, aussi petit soit-il. On s’implique surtout car c’est gratifiant. Parce que l’on reçoit beaucoup plus que l’on offre, même à cette époque où le temps est précieux…

Alors, si vous demandez à…

La maman de 4 fillettes, la conjointe qui vit une histoire d’amour avec son homme depuis 15 ans, la passionnée de communication et de développement organisationnel, la sœur, la belle-sœur, la citoyenne engagée et active, l’amie toujours partante et la femme qui souhaite s’épanouir toujours un peu plus, la fameuse question à propos du temps, je vous répondrai : « Du temps pour moi, je n’en ai pas assez! »

Posez la question à une personne seule sans enfant et elle vous répondra la même chose. Posez la question à un retraité, la réponse sera la même. On n’en a jamais assez! C’est pourquoi j’ai un mantra qui transcende chacun de mes choix. Au lieu d’utiliser la « trop-sur-utilisée » réponse: « Je n’ai pas eu le temps ».  J’assume mes choix et je réponds : « Je n’ai pas pris le temps ». Deux phrases qui se ressemblent, mais qui nous renvoient à des attitudes complètement différentes. Dans l’une on se responsabilise face à nos choix et on s’engage dans notre propre vie. Je vous laisse découvrir c’est laquelle…

Le temps pour moi viendra, car la vie est une série de parenthèses. Aujourd’hui c’est cela et demain ce sera autre chose. On renonce à certaines choses pour faire de la place à d’autres.

Je pratique la pleine conscience. C’est en toute lucidité que j’entame chaque journée qui sera ponctuée de défis et de doutes. J’outrepasse le caractère inspirant des belles citations qui génèrent des « j’aime » sur les médias sociaux. Je reprogramme mon schéma de pensée et j’intègre certains de ces mantras à ma façon de concevoir, oui, mais surtout d’aborder la vie! Ma vie!

Cette histoire t’inspire? J’adorerais que tu me partages tes impressions dans les commentaires plus bas!

Tu aimerais améliorer ton impact comme leader dans ta propre vie, autant professionnellement que personnellement, mais tu ne sais pas par quel bout commencer? Savais-tu qu’il est possible de développer sa capacité à faire de meilleurs choix et prendre des décisions assumées, à plusieurs niveaux. Contacte-moi pour un appel découverte sans frais, nous verrons ensemble lequel de mes forfaits en coaching un-à-un pourrait convenir à tes besoins.

12 commentaires

  1. Marie-Julie sur 2 août 2016 à 12 h 55

    J’aime beaucoup! On a tous 24h dans une journée, on manque tous de temps, mais il faut faire des choix et surtout accepter nos choix. On n’a le droit de choisir de travailler et pas juste d’être obligé de gagner sa vie. C’est très facile de trouver des causes extérieur comme défaite: je n’ai pas d’auto alors je ne peux pas y aller, j’ai 4 enfants alors je n’ai pas le temps d’aller au gym, je travaille alors blablabla…Bravo Marie-Claude!

    • Marie-Ève sur 23 septembre 2016 à 15 h 16

      Merci Marie-Julie! 🙂

  2. Mylene Trudel sur 2 août 2016 à 15 h 08

    Wow quel portrait d’une femme inspirante! Dans mon cheminement actuel, je me responsabilise beaucoup face à mes choix et justement j’ai beaucoup moins peur de foncer et chaque fois j’apprend! J’adore ce portrait de femme, car c’est ce que à quoi j’aspire de devenir! Merci Mylene

    • Marie-Ève sur 23 septembre 2016 à 15 h 12

      Très heureuse que tu aies apprécié Mylene, merci pour ton commentaire. 🙂

  3. Marcil sur 2 août 2016 à 15 h 48

    Bravo pour ce beau témoignage Marie-Claude. Quelle inspiration et exemple de force et de ténacité. J’admire ton cheminement et je suis totalement d’accord avec ta façon de regarder la vie. Tout est dans le regard, l’interprétation et la détermination. Comme tu l’as dit, parfois on laisse les doutes et l’anxiété prendre le contrôle, ce qui nuit à l’avancement.
    Merci beaucoup de me donner la pousser dont j’avais besoin. Jocelyne.

    • Marie-Ève sur 23 septembre 2016 à 15 h 16

      Merci Jocelyne pour ce beau commentaire! 🙂

  4. Hélène Campion sur 2 août 2016 à 16 h 41

    Les réponses de cette charmante jolie dame sont le reflet de ce qu’elle projette et surtout de ce qu’elle est. Je ne suis absolument pas surprise de la véracité de ses propos. Marie-Claude est une femme inspirante et transpire l’accomplissement d’une femme épanouie. Bravo!

    • Marie-Ève sur 23 septembre 2016 à 15 h 17

      Merci Hélène! 🙂

  5. Josée Dumais sur 2 août 2016 à 22 h 32

    C’est beau, touchant et ça te ressemble tellement! Je t’aime xxx

    • Marie-Ève sur 23 septembre 2016 à 15 h 18

      Merci Josée pour ce beau commentaire! 🙂

  6. Annie sur 3 août 2016 à 0 h 53

    Je décide de PRENDRE LE TEMPS de lire cet article ,sur cette merveilleuse femme d’exception ,qu’est Marie-Claude , car celà m’a toujours intriguée de regarder tout ce qu’elle accomplissait . Et bien oui , ça confirme ce que je pensais …. elle a compris déjà ,ce qui m’a tellement pris de temps à mettre en pratique alors que je suis dans la cinquantaine. Loin de penser que je lui arrive à la cheville, j’ai moi aussi conscience de mes limites, mes forces, besoins…
    Je fais partie de celles qui ont « La vie que je veux avoir » exactement celle dont j’ai envie. Merci pour ce beau témoignage, merci Marie-Eve Martel de nous éveiller avec ton beau travail . Je prends le temps de dire merci à la vie et à mes merveilleuses nièces .

    • Marie-Ève sur 23 septembre 2016 à 15 h 09

      Bienvenue Annie et merci à toi d’être cette tante « consciente » et si précieuse pour ses nièces… 🙂

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